vendredi, 17 avril 2009

cinémix "la collectionneuse"

Une emission de L'Autre Radio (107.9 MHZ) m'est consacrée. Dans la première partie je mixe (un cinémix), dans la seconde partie, DJ Zukry (Label QOD) mixe un set inspiré par mon texte "Pourquoi je ne suis pas punk". Cette emission est passé sur les ondes FM à une heure de grande écoute, 20h. La classe. Merci à Radoul brank qui m'a convié. Cette emission résume un peu la saison 2 de ce blog bien peu actif actuellement, mais qui a le mérite d'exister depuis plus de cinq ans, quand même. Je lance la Saison 3.

Ecouter le mix intitulé "La collectionneuse" suivi du mix de DJ Zukry.

vendredi, 19 septembre 2008

Norman Whitfield

Laurent Belkacem m'informe que Norman Whitfield est mort aussi. Norman quoi ? Un petit tour sur Wiki. C'est un auteur-producteur de la Motown. La Motown, de vous à moi, rien à foutre. A part Diana Ross et Jackson five. Bon, voyons voir.

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Ha ouais..., c'est lui qu'a écrit et produit ça ?!...

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Ben putain de bordel de merde, et c'était même pas en une de Google Actualité ?!

 

mercredi, 17 septembre 2008

Rick Wright

Si mes parents avaient écouté en boucle Pet Sound des Beach Boys ou Sergent Pepper des Beatles, ma vie aurait été très certainement différente. Je ne sais pas si c'est un malheur ou un bonheur ; ils écoutaient Dark Side Of The Moon des Pink Floyd, tout le temps, partout, souvent sur un ampli à lampe français relié à des enceintes anglaise. Je vous laisse imaginer. Depuis, il ne se passe pas une semaine sans que je le passe, et quand je le passe, j'éprouve toujours un truc que seul cet album est en mesure de m'offrir. Bref, je suis véritablement drogué et accro en phase terminal à Dark Side Of The Moon, et je sais que c'est purement Pavlovien, et quand j'apprends hier que Rick Wright, le clavier du groupe y est passé, bha ça me fait quelque chose de comparable à ce qu'ont pu éprouver des millions de gens quand Staline est mort dans son lit.

lundi, 01 septembre 2008

Musique Occidentale

dimanche, 03 août 2008

playlist de ce jour

dimanche, 20 juillet 2008

KLF - America: What Time is Love

vendredi, 18 juillet 2008

Kim Wilde - Chequered Love

jeudi, 15 mai 2008

Je fais un petit mix à écouter dans la voiture (mais en boite ça irait bien aussi)



podcast

Un petit mix printanier. Le fichier à charger est là : http://chictype.media.free.fr/mixmai2008.mp3

 

J'ai mon point de vu sur JUSTICE

Le clip de Justice rien à foutre mais enfin parlons en. Tout d'abord : N'importe quel type sérieux en écoute musicale sait que Justice est surestimé. Leur premier hit « we are your friend » a ceci de d'original qu'il est impossible à placer dans un set, il le « plombe » littéralement. Pourtant, c'est un titre qui sonne bien (le refrain en tous cas), mais il manque incontestablement de générosité. Il n'y a qu'à voir comment, dans un club, les gens dansent quand ce morceau passe : Ils s'éloignent les un des autres, commencent à jouer un rôle « hard to get » et expriment quelque chose de mesquin. J'ai toujours le sentiment que sur du Justice, on ne peut que faire semblant de s'éclater, puis quand un autre titre passe, ça ne peut être qu'une cassure. Bravo les gars, le set est niqué ! Ce n'est définitivement pas de la musique de club. Ce n'est pas non plus de la musique à écouter sur sa hifi entre amis. C'est probablement de la musique à écouter en mp3 au casque sur son ordinateur. C'est peut être cela qui rend Justice « dans l'air du temps ». Leur second titre, passage en boucle de chants d'enfant, avait ce même défaut. C'était un morceau « reconnaissable et mémorisable », mais lorsque l'on cherchais à observer les sensations-émotions qu'il générait, nous étions face à un mélange de vanité et d'arrogance injustifiablement agressive, et cela s'observait très nettement sur les dancefloors. Ca pousse au déliement. On pourrait comparer Justice à un vin Californien qui vous en met plein la gueule à la première goulée, mais qui s'efface aussitôt sans avoir rien donné. Il est possible que cette déshumanisation musicale soit voulue, mais pourquoi ? Pourquoi faire de la musique de club qui abîme les relations entre les gens ?

Techniquement, il n'y a rien à redire, c'est une remarque que l'on peut faire de toutes musiques actuelles. S'il suffisait d'être bon en musique pour faire de la bonne musique, ça se saurait. Il se trouve qu'il y a des nuls en solfège qui font d'excellents morceaux. Justice est juste « musicalement correct », mais finalement plutôt mauvais. Étrangement, les aficionados de Justice sont les premiers à descendre David Guetta, qui ferait de la soupe. Pourtant, Guetta, contrairement à Justice, apporte un véritable univers issu de la « culture club » qu'il a fréquenté très longtemps. Guetta en ce sens est un « vieux pro » bourré de références, et chacun de ses hits racontent une histoire, un « way of life ». A l'échelle de Justice, la musique de Guetta a un sens profond, exprime une culture et a une véritable générosité. Elle apporte quelque chose là où Justice ne donne rien.

Justice fait un son peut être plus « bizarre », et Dieu sait comme l'étrangeté sait se faire passer pour de l'avant garde, mais l'absence de contenu donne à l'expérience quelque chose de vain qui évolue en profonde malhonnêteté : Donner l'apparence de la complexité au vide est le top de la médiocrité, toutes disciplines artistique confondues. L'inverse même de ce qui peut être le génie en matière de culture pop, qui est de transformer en évidence simple ce qui jusqu'alors ressemblait à une pensée élitiste. Justice peut être considéré comme une escroquerie, et ceux qui écoutent Justice, et qui l'aiment, sont comme des pigeons bon à se faire plumer.

Le clip style « gangsta rap » de Justice est une aggravation du cas. Jusqu'alors, Justice était un groupe qui ne donnait rien, ils étaient à zéro, là ils entrent dans le passif : Ils volent. Depuis leur clip, Justice devient débiteur. Limité jusqu'à présent au domaine de la sympathique escroquerie (vendre du vent), le groupe désormais en vient au dépouillement de l'univers d'autrui. Ce n'est un secret pour personne : Justice est composé de fils-à-papa, sur-aidé par d'autres fils-à-papa, qui cette fois ci, demande à un autre fils-à-papa (le fils de Costa-Gavras) de réaliser un clip. Justice n'a rien à donner (univers personnel dépourvu d' intérêt). Là ou Air va transmettre quelque chose de romantique, Moby quelque chose lié au voyage, Daft Punk quelque chose lié à la science fiction (je parle des groupes electro comparables en terme de popularité), Justice n'évoque absolument rien. Alors un son qui n'exprime rien en lui même ne peut s'imposer qu'à travers un univers visuel. Mais est ce leur univers dont il s'agit ? Appropriation de la croix chrétienne d'abord, suggérant par là que Justice est porteur d'un message mystérieux. Appropriation ensuite de l'esprit subversif des cités via leur clip. Alors que définitivement non, il n'y a rien de mystérieux dans le son de Justice, et rien de subversif non plus. Il n' a simplement rien, c'est faiblard et c'est tout. Le monde de Justice est probablement un monde conservateur, sans révolte et sans danger, le spectacle d'une société qui se délite n'est qu'une représentation externe qui les touche peu et que les leurs ont provoqué consciencieusement (on connaît la responsabilité de cette bourgeoisie dans la création des cités dortoirs multiethniques), qui devient aujourd'hui matière à de l'entairtainment. Justice se rapproprie un univers fait de violence et de subversion, sans jamais avoir ressenti ce qu'est de vivre dans un univers violent et subversif, et probablement, en éprouvant une fascination toute bourgeoise pour cet univers là (fascination exotique). Parce qu'il n'y a pas, dans ce clip, autre chose qu'une appropriation. Nous n'assistons pas à une critique froide (Il s'agirait alors d'un clip fasciste mis à l'index par SOS-Racisme), ni une pochade gangsta-rap (Justice est aux antipodes du White-Trash), mais plutôt à une allégorie qui dit « Nous, Justice, nous sommes dérangeants, nous sommes punk, nous sommes dangereux, etc. », profession de foi narcissique assez ridicule en elle même (aucun bad boy ne se déclare bad boy), proche de la tendance marketing lourde de se créer une image de marque « impertinente » quand on appartient en réalité à un univers policé (même les sociétés d'assurance s'y mettent. Même un des fils Sarkozy s'amuse dans le rap.)

Pour toutes ces raisons, Justice n'est pas qu'un groupe sans intérêt, je n'en parlerais pas, mais c'est un groupe vraiment répugnant.