samedi, 31 mai 2008
Ma nuit chez Maud
jeudi, 29 mai 2008
Nancy Sinatra Bang Bang
mardi, 27 mai 2008
Contes immoraux
vendredi, 23 mai 2008
le mépris
jeudi, 15 mai 2008
Je fais un petit mix à écouter dans la voiture (mais en boite ça irait bien aussi)
18:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
J'ai mon point de vu sur JUSTICE
Le clip de Justice rien à foutre mais enfin parlons en. Tout d'abord : N'importe quel type sérieux en écoute musicale sait que Justice est surestimé. Leur premier hit « we are your friend » a ceci de d'original qu'il est impossible à placer dans un set, il le « plombe » littéralement. Pourtant, c'est un titre qui sonne bien (le refrain en tous cas), mais il manque incontestablement de générosité. Il n'y a qu'à voir comment, dans un club, les gens dansent quand ce morceau passe : Ils s'éloignent les un des autres, commencent à jouer un rôle « hard to get » et expriment quelque chose de mesquin. J'ai toujours le sentiment que sur du Justice, on ne peut que faire semblant de s'éclater, puis quand un autre titre passe, ça ne peut être qu'une cassure. Bravo les gars, le set est niqué ! Ce n'est définitivement pas de la musique de club. Ce n'est pas non plus de la musique à écouter sur sa hifi entre amis. C'est probablement de la musique à écouter en mp3 au casque sur son ordinateur. C'est peut être cela qui rend Justice « dans l'air du temps ». Leur second titre, passage en boucle de chants d'enfant, avait ce même défaut. C'était un morceau « reconnaissable et mémorisable », mais lorsque l'on cherchais à observer les sensations-émotions qu'il générait, nous étions face à un mélange de vanité et d'arrogance injustifiablement agressive, et cela s'observait très nettement sur les dancefloors. Ca pousse au déliement. On pourrait comparer Justice à un vin Californien qui vous en met plein la gueule à la première goulée, mais qui s'efface aussitôt sans avoir rien donné. Il est possible que cette déshumanisation musicale soit voulue, mais pourquoi ? Pourquoi faire de la musique de club qui abîme les relations entre les gens ?
Techniquement, il n'y a rien à redire, c'est une remarque que l'on peut faire de toutes musiques actuelles. S'il suffisait d'être bon en musique pour faire de la bonne musique, ça se saurait. Il se trouve qu'il y a des nuls en solfège qui font d'excellents morceaux. Justice est juste « musicalement correct », mais finalement plutôt mauvais. Étrangement, les aficionados de Justice sont les premiers à descendre David Guetta, qui ferait de la soupe. Pourtant, Guetta, contrairement à Justice, apporte un véritable univers issu de la « culture club » qu'il a fréquenté très longtemps. Guetta en ce sens est un « vieux pro » bourré de références, et chacun de ses hits racontent une histoire, un « way of life ». A l'échelle de Justice, la musique de Guetta a un sens profond, exprime une culture et a une véritable générosité. Elle apporte quelque chose là où Justice ne donne rien.
Justice fait un son peut être plus « bizarre », et Dieu sait comme l'étrangeté sait se faire passer pour de l'avant garde, mais l'absence de contenu donne à l'expérience quelque chose de vain qui évolue en profonde malhonnêteté : Donner l'apparence de la complexité au vide est le top de la médiocrité, toutes disciplines artistique confondues. L'inverse même de ce qui peut être le génie en matière de culture pop, qui est de transformer en évidence simple ce qui jusqu'alors ressemblait à une pensée élitiste. Justice peut être considéré comme une escroquerie, et ceux qui écoutent Justice, et qui l'aiment, sont comme des pigeons bon à se faire plumer.
Le clip style « gangsta rap » de Justice est une aggravation du cas. Jusqu'alors, Justice était un groupe qui ne donnait rien, ils étaient à zéro, là ils entrent dans le passif : Ils volent. Depuis leur clip, Justice devient débiteur. Limité jusqu'à présent au domaine de la sympathique escroquerie (vendre du vent), le groupe désormais en vient au dépouillement de l'univers d'autrui. Ce n'est un secret pour personne : Justice est composé de fils-à-papa, sur-aidé par d'autres fils-à-papa, qui cette fois ci, demande à un autre fils-à-papa (le fils de Costa-Gavras) de réaliser un clip. Justice n'a rien à donner (univers personnel dépourvu d' intérêt). Là ou Air va transmettre quelque chose de romantique, Moby quelque chose lié au voyage, Daft Punk quelque chose lié à la science fiction (je parle des groupes electro comparables en terme de popularité), Justice n'évoque absolument rien. Alors un son qui n'exprime rien en lui même ne peut s'imposer qu'à travers un univers visuel. Mais est ce leur univers dont il s'agit ? Appropriation de la croix chrétienne d'abord, suggérant par là que Justice est porteur d'un message mystérieux. Appropriation ensuite de l'esprit subversif des cités via leur clip. Alors que définitivement non, il n'y a rien de mystérieux dans le son de Justice, et rien de subversif non plus. Il n' a simplement rien, c'est faiblard et c'est tout. Le monde de Justice est probablement un monde conservateur, sans révolte et sans danger, le spectacle d'une société qui se délite n'est qu'une représentation externe qui les touche peu et que les leurs ont provoqué consciencieusement (on connaît la responsabilité de cette bourgeoisie dans la création des cités dortoirs multiethniques), qui devient aujourd'hui matière à de l'entairtainment. Justice se rapproprie un univers fait de violence et de subversion, sans jamais avoir ressenti ce qu'est de vivre dans un univers violent et subversif, et probablement, en éprouvant une fascination toute bourgeoise pour cet univers là (fascination exotique). Parce qu'il n'y a pas, dans ce clip, autre chose qu'une appropriation. Nous n'assistons pas à une critique froide (Il s'agirait alors d'un clip fasciste mis à l'index par SOS-Racisme), ni une pochade gangsta-rap (Justice est aux antipodes du White-Trash), mais plutôt à une allégorie qui dit « Nous, Justice, nous sommes dérangeants, nous sommes punk, nous sommes dangereux, etc. », profession de foi narcissique assez ridicule en elle même (aucun bad boy ne se déclare bad boy), proche de la tendance marketing lourde de se créer une image de marque « impertinente » quand on appartient en réalité à un univers policé (même les sociétés d'assurance s'y mettent. Même un des fils Sarkozy s'amuse dans le rap.)
Pour toutes ces raisons, Justice n'est pas qu'un groupe sans intérêt, je n'en parlerais pas, mais c'est un groupe vraiment répugnant.
18:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 mai 2008
NETWORK (Sydney Lumet) 1976
Je disserte sur le capitalisme
Il n'y a que les cyniques qui considèrent le capitalisme absolu comme un idéal. Les grands cyniques d'une part, ceux pour qui j'ai un certain respect (ils sont blindés de thune, sont conscient que la planète est peuplé à 99% de minables qui ne mérient pas plus que des miettes), puis les cynique à deux balles (fake-poseur ?) qui se sont fait embobiner par les théorie minarchistes et libertariennes, allié à une absence de vécu. J'ai compris cela en fréquentant longuement certains forums « ultra-libéraux » (qui me linkaient souvent), quand j'ai vu que les plus motivés étaient des étudiants en droit ou des fonctionnaires (il y avait même un fonctionnaire de police !) ainsi que quelque fils à papa. A part cette petite branche de la population, on a tous quelque chose à reprocher au capitalisme. La vrai question, c'est de savoir quoi. Les altermondialistes critiquent tous les aspects du capitalisme, et en particulier le libéralisme qu'il induit. Pourtant, ces gauchistes le prouvent quand ils ont un peu de pouvoir, ils peuvent trouver acceptable des choses comme : la perte de la notion d'individu, l'annihilation des cultures minoritaires (ou subversives), les super-structures centralisées, les organisations qui ne laissent plus de place à l'initiative personnelle (et donc à la liberté d'action), la propagande de masse, la morale d'entreprise, l'autoritarisme hiérarchique, le travail à la chaîne, l'hyper-spécialisation des activités, la course à la productivité ou la compétition individuelle permanente. Toutes ces caractéristiques appartiennent autant au capitalisme et à l' anti-capitalisme, dans leurs versions actuelle, et ce sont ces choses qu'il serait bon de réformer, à mon sens.
La question est alors de savoir si, du libéralisme ou du collectivisme (pour schématiser), lequel est le plus apte à être contrôlé dans le bon sens. En gros, est il plus aisé d'injecter la dose de collectivisme dans le libéralisme, ou à l'inverse, d'injecter ce qu'il faut de libéralisme dans le collectivisme, ceci afin de vivre dans une société pas trop dégueulasse ? Je pense pour ma part qu'une société capitaliste est plus facile à manipuler dans le bon sens, c'est à dire à accepter un peu d'anti-capitalisme dans ses rouages. Par exemple, je ne pense pas que ces choses ébranlent les fondations d'une société libérale : Nationaliser quelques activités telle que l'énergie ou les télécomunications, interdire aux entreprises de transformer leurs employés en homme sandwich ou en adepte de secte, fixer les prix des infrastructures publics, obliger les gens à cotiser pour leur retraite, leur santé ou l'éducation de leurs enfants, distribuer des allocations aux plus défavorisés, taxer légèrement les mouvements financiers, faire un peu de protectionnisme... La liberté d'entreprendre ou de boursicoter n'est pas remise en question. Par contre, ça me semble plus ardu, au regard de l'histoire, d'injecter la juste dose de capitalisme dans les sociétés qui se fondent sur le collectivisme : Donner accès à la propriété privé et privatiser les entreprises entraîne des inégalités flagrantes (exemple de la Russie), donner un peu de terrain privé dans une ferme collective entraîne une baisse de productivité générale (le cultivateur délaissant le travail sur la zone collective), mettre quelques exceptions au collectivisme produit automatiquement une classe d'apparatchiks... Pour cette raison, le communisme ne peut s'envisager que de manière totalitaire et international. Le capitalisme peut ainsi être considéré comme un gêne dominant, qui injecté dans le collectivisme remplace le code génétique de ce dernier pour le dénaturer complètement. Alors que le collectivisme peut très bien vivre dans un organisme capitaliste sans le détruire. Vivre dans un monde 100% capitaliste n'est pas une nécessité même à très long terme pour que le capitalisme puisse poursuivre sa route, de même que dans une société capitalistes, certains éléments contraires à la doxa, ou même certaines communautés hors-système ne représentent pas une menace. On ne peut pas dire de même des sociétés collectivistes.
Pour la société française, j'ai le sentiment qu'on a choisi les mauvais aspects des deux systèmes. Je ne trouve pas, par exemple, que les grands patrons français sont à proprement parler des capitalistes, mais auraient plus leur place dans une société communiste industrielle. Un patron capitaliste est avant tout un entrepreneur, et les Bollorés, les Dassaults, Bouygue ou les Lagardères ressemblent plus à des commis de l' État, à l'affût des bon plans que l'état sait distribuer. Je ne les trouve pas libéraux. Le MEDF ne me semble pas être libéral non plus (vu une video d'une de leur convention, qui n'était qu'une suite de demande de subventions et de prise en charge de leurs coûts salariaux par l' État, « pour créer des emplois »), il devrait se montrer plus ultra-libéral, comme un véritable adversaire de l' État (et non un « partenaire social »). Je pense qu'on n'aurait jamais dû privatiser l' énergie ou les telecom (secteurs qui s'accomodent très bien du monopole, qui pour cette raison, ne devraient surtout pas être en main du privé), je pense aussi qu'on ne devrait pas subventionner l'industrie ni la culture, que les redistributions d'argent devraient se faire prioritairement à destination des individus. Je pense qu'on ne devrait garder que ARTE et TV5 comme chaîne d' État (et encore), et que France Culture comme radio d' État (et encore).. Je pense que les étrangers qui achètent des terrains et maisons en France (style retraité anglais) devraient payer des taxes spécifiques, bien rentables et bien dissuasives. On devrait aussi défiscaliser complètement les très petites entreprises individuelles non sous-traitantes, celle qui disons génèrent moins de 30 000 euros de revenu/an, ce qui revient en gros à légaliser le « travail informel » (le black). N'importe quelle type en galère d'argent pourrait aller acheter des cageots de tomates à Rungis pour les vendre dans la rue sans risquer quoi que ce soit par exemple. Bref, j'aimerais mettre du capitalisme ici et du collectivisme là, ou dit autrement, retirer du capitalisme là et du collectivisme ici. Le désaccord que j'ai avec la politique française n'est pas à proprement dit un désaccord du type « gauche-droite », qui serait un désaccord sur l'aspect quantitatif de ces deux éléments (je ne souhaite pas spécialement, aujourd'hui, que la France soit plus capitaliste ou plus collectiviste qu'elle ne l'est, je crois même que la proportion est convenable) , mais le désaccord est plus qualitatif, il concerne le choix des éléments du capitalisme et ceux du collectivisme qui ont été fait. Si le système était une recette de cuisine composée de 500g de légume et 500g de viande, je ne remettrais pas en question les proportions, je remettrais en question le choix des produits.
J'ai des références littéraires très pointues
Le jour où Michel Colucci a dit « La dictature c'est ferme ta gueule, la démocratie c'est cause toujours », il est passé du stade de comique à celui de grand philosophe. C'est typiquement le genre de phrase qui pousse à écrire des thèses, autant que « j'aime pas tes idée mais je mourrais pour que tu les exprimes » (Voltaire), « on ne naît pas femme on le devient » (Beauvoire), et d'autres phrases que là j'ai pas en tête. La sentence de Colucci, on le sent bien, est née d'une profonde réflexion et elle mérite de servir de point de départ à une analyse précise et exhaustive. De cette pensée très subversive peut partir un mouvement de pensée global.
16:30 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Je croise un gros naze
J'ai remarqué ça ces derniers temps : des gamins qui t'expliquent la vie, des frustres qui t'expliquent la politesse, des esprits étroits qui de somment d'être open-mind, des arnaqueurs qui te conseillent l'honnêteté, des sans couille qui bombent le torse. Je suis bien conscient que l'humilité, la modestie, sont des valeurs qui ne servent pas à grand chose, mais tout de même...


