« 2007-06 | Page d'accueil | 2008-05 »

vendredi, 25 avril 2008

Je bosse mon manuscrit

Reprise en main de mon manuscrit INSTITUT, un petit roman sur la prostitution pas prise de tête, bon esprit, qui se lit en trois heures. Il y a tous les chapitres, j'ai évoqué toutes les idées, mais je dois encore bosser les personnages. 50 pages avant la fin, je les abandonne en route, j'en parle plus, ils deviennent de simples figurants. C'est plus des personnages qui m'échappent, ce sont des personnages qui quittent le navire ! Faut donc que je leur trouve un destin pour les retenir, soigner leur sortie, peut être rajouter un chapitre. Virer aussi un passage lourd, hors sujet, dans le dernier chapitre. J'hésite entre faire une scène de colloque (les personnages se retrouvent, un an après, dans un colloque et se donnent des nouvelles) ou une scène de soirée mondaine (les personnages se retrouvent dans une soirée mondaine et se donnent des nouvelles) ou une scène de bordel (les personnages se retrouvent dans un bordel et se donnent des nouvelles). Quelles nouvelles se donnent ils ? C'est encore à définir, faudra juste que ça soit amusant et sexy.

Je cogite sur les fake-2

Je cogite sur le thème des fakes. Faites pas attention.
Définition 1 : Personne dissimulant ses valeurs sous un apparat esthétique tel que le look, le discours, l'attitude.
Définition 2 : Personne incompétente qui se comporte comme une personne compétente. La notion de compétence s'entend au sens large : Être punk est une compétence, être une chaudasse aussi, être un prolo aussi, etc.
Notions proches : Usurpateur, escroc, profiteur, poseur, comédien, mystificateur.
Buts : Échapper au inconvénients de sa condition sociale ou/et acquérir le prestige d'une caste autre que la sienne ou/et diffuser une image de marque ou/et entrisme professionnel ou/et curiosité/expérimentation/expérience/jeu ou/et goût du secret/dissimulation/travestissement ou/et pudeur ou/et envie d'évoluer ou/et recherche de repères ou/et travail sur soi et/ou adaptation à l'environnement. And more.
Remarques sociale : Être poussé vers la fake attitude par adaptation environnemental : Imiter ses collègues ou ses voisins par exemple pour s'intégrer. Pression sociale forte : Se la jouer anti-raciste par exemple. Condamnation de ses propre valeurs par la société : dissimuler son conservatisme ou son parasitage par exemple en se la jouant progressiste et actif. Condamnation de son histoire : dissimuler sa culture familiale, religieuse, etc.
Remarques stratégique : stratégie du « comme si », influencé par la psychologie populaire (livres et chroniques « how to. ») Valeur de la « confiance en soi » (même quand on est un blaireau) comme principe de réussite (et moins le professionnalisme, l'honnêteté, le talent, etc, valeurs rétros). Efficacité de la stratégie (réussite sociale de nombreux fakes).
Remarques séduction : Technique de drague. Envie de plaire au sexe opposé. Se donner une image séduisante. Société de liberté sexuelle, donc de compétition sexuelle exacerbée.
Remarque marketing : De la nécessité d'être un fake dans l'entreprise moderne. Influence de la publicité (« avoir pour être », pour mal résumer), de la télévision et du cinéma (modèles de référence des personnages). Critère d'image de marque. Hausse du secteur mode/design. Phénomène « people » (références esthétique et comportementale). Disponibilité de produits et tendances élaborés selon des valeurs inconnues (produit étranger, normes industrielles, étude marketing), d'où décalage entre l'esprit du créateur et celui de l'utilisateur. Exemple : look rasta sans rien savoir de la pensée rasta. Influence des DRH (de la nécessité de coller aux critères définis par la socio/psycho académique). Credo d'entreprise (nécessité de coller à un modèle comportemental défini par la hiérarchie). Nécessité du réseautage avec les signes distinctifs induits.
Remarque Politique : Se comporter comme nos chefs ou/et en opposition (phénomène anthropologique). La population s'inspire pour son usage de la gestion d'image des politiques et du discours formaté. Perte d'influence des chefs sur la question sociale et économique, mais influence en hausse sur les questions de morale, de valeur, de civilité, de moeurs, de comportement, etc.
Divers : la fake attitude est un comportement individuel lié à l'adaptation environnementale. Comprendre l'individu fake, c'est comprendre la société contemporaine qui l'influence. L'amplification du phénomène fake démontre une amplification de la pression sociale. Le phénomène fake peut il disparaître avec une profonde mutation de la société ? Les masses peuvent elles modifier la société en modifiant leurs comportements fake ?

Enfin bref, je me demande après coup si c'est pas un sujet foireux, d'autant que je me promet régulièrement de ne plus aborder les sujets désagréables. Je devrais plutôt m'intéresser à l'opposé du fake, c'est à dire l' « être authentique », pour peu qu'il existe et que ça ai une signification. Individu « en accord avec lui même » prenant ainsi le risque d'être « en désaccord avec la société ». Stratégie pouvant se révéler foireuse, soit dit en passant (clochardisation, délinquance, exclusion du groupe, narcissisme, etc.). Le fake a peut être bien raison d'être un fake, à la réflexion.

Je vais à la piscine puis chez Grinda

Le lendemain : Piscine Pailleron avec Hans Moshtein et Rita. Je constate une fois de plus ma baisse physique, mais c'est normal, faut s'y remettre et j'ai eu une hygiène de vie qui ne peut pas être pire. Se souvenir : faire un check-up santé. Je file ensuite chez Grinda. Le matin elle commence à travailler à onze heure ce qui n'aide pas pour décoller tôt. Je ne sais pas ce qu'elle me trouve, j'ai plus une thune, j'ai 13 ans de plus qu'elle, je ne suis pas top au pieu mais elle se montre très douce. J'ai appris un truc super intime sur elle ce soir, si je raconte elle me tue. Quand va elle me larguer et comment ?

J'ai mon avi sur la Chine

Je m'informe sur le Tibet et la Chine. Je suis tombé sur une manifestation de Chinois par hasard samedi, ils m'ont remis un tee-shirt et un papier où c'est expliqué qu'entre autre, parmi les minorités ethniques de Chine, dont celle du Tibet, il n'y a ni impôts ni politique de l'enfant unique. Je n'ai aucune intention d'aller sur le web chercher la vérité (j'ai l'autre version, celle de la stérilisation forcée des Tibétaines), tout ce que je connais du Tibet est un livre de Rampa, l'épisode où les nouveaux nés sont mis dans une rivière glacée afin d'éliminer les plus faibles m'avait bien marqué. J'ai jamais réussi à savoir si Rampa était un mystificateur ou un véritable sage (wikipedia n'est pas très clair). L'autre livre est « le livre des morts tibétains », la préface disait que les Tibétains étaient en avance d'un siècle sur nous en matière de psychologie, et quand j'ai lu ça, à ma grande période d'étude de la pensée chinoise (vers vingt ans), j'ai voulu le croire. La mort venu, regarde tes propres démons bien en face ; soit tu détournes la tête et tu te réincarnes en vers solitaire, soit tu observes ces démons sans peur et tu montes au Nirvana. C' est l'inverse exacte de la pensée Chrétienne (fuit le démon, regrette tes fautes), mais ça colle avec la psychanalyse. Et ? Et ben rien, je ne sais pas quoi en penser, j'en déduit que la vérité est une variable et que la mienne n'a rien à voir avec la leur et surtout, j'en ai rien à foutre de ces embrouilles asiatico-asiatiques. Par principe je devrais être pro-Tibet, parce que petit peuple dressé face à l'empire athé industrialo-communiste Chinois. Mais si on me donne le choix entre m'expatrier à Lhassa ou Shanghai, je choisis Shanghai. C'est pas très malin comme argument je sais, alors en voici un autre : Si la France dépense ne serait ce qu'un euro pour les droits de l'homme au Tibet, alors c'est une perte sèche : ni apport économique, ni prestige. Je remarque en passant que plus la France se la pète pays-des-droits-de-l'homme, moins elle est appréciée à l'étranger (c'est pourtant le seul but politique). Le précédent Villepin, discours larmoyant anti-guerre d' Irak, nous a grillé avec les USA et je crois qu'au fond, les Russes, les Chinois et les Arabes nous ont pris pour les idiots utiles. Là, on se grille avec l'autre empire, la Chine. Je ne sais même pas pourquoi j'en parle, par réflexe pavlovien je présume, allez comme j'y suis et que j'ai aucune envie de reparler « relation international » dans le futur, finissons en : Ce que devrait être la France dans le monde : Un pays neutre : Être au monde ce que la Suisse est à l' Europe. Un pays qui ne s'implique dans aucun camps, qui retire tous ses soldats d' Afrique pour commencer, qui ferme sa gueule sur tous les sujets ayant trait aux relations internationales, qui refuse de participer aux conflits de toutes espèces (Nos « accords diplomatiques », en particulier avec le monde anglo-saxon, n'avaient d'utilité que quand l' Allemagne menaçait et quand la France était un empire colonial). Continuer à vendre armes, médicaments, ponts et chaussé à qui nous en demande, envoyer quelques docteurs et enseignants pour l'image de marque, et c'est tout. Là ça serait la top classe, LE pays taiseux qu'a tout vécu, qu'a fait tout ce qu'il était possible de faire en matière d'épopée politique avant tout le monde et qui regarde l' humanité de haut avec la plus extrême sagesse sans jamais la ramener, l'air de dire « faut que vous expérimentiez ce qu'on a expérimenté, un jour vous comprendrez. ». Le truc de ouf, comment ça assurerait grave.

J'informe que je modifie le concept

Le lendemain : J'informe sur ce blog que je modifie le concept et que je met des pseudos aux gens. J'apprends que des gens qui savent de quoi ils parlent aiment ce blog via Thierry Théolier (fuck les pseudos en fait) et de nouveaux links qui pointent ici. J'écris que Rita se sens humiliée. Elle m'appelle et dit que c'est pas du tout ça, je demande alors où est le problème ? Je rectifie, j'écris qu'elle se sens vexée. Elle dit que c'est pas vraiment ça. J'arrive pas à savoir ce qui la tracasse, pourtant c'est elle qui a l'air d'être la plus ennuyée. Nevermind.

Je passe la soirée chez Bertha Brain

Le lendemain : La soirée s'achève avec Rita, Isadora, Duck et Hans Moshtein chez Bertha Brain, membre de mon clan ancestral. Je revois des gens que je n'ai pas vu depuis cinq ans pour certain. J'ai Hans Moshtein à l'oeil, Bertha m'informe qu'il a tenté de lui bouffer la chatte à traver son jean à la soirée du 23/03, je dis qu'il a les qualités de ses défauts, j'apprends par la même occasion qu'il a tenté de rouler une pelle à ma petite soeur ce 23/03. Tout se sait. Betha est un peu inquiète quand il se met torse nu, elle me dit « Tu le gères ? ». Tu m'étonnes que je le gère, que je le surprenne pas à manquer de tact avec ces super-nanas trentenaires qui sortent tout droit de mon adolescence. On est pas chez les romanichel ici, c'est à dire qu'on n'est ni au VIP Room ni dans une succursale du Paris Paris, mais chez une bande d'humains triés sur le volet qui se sont vu enfants et qui se verront un jour grabataires et pas question qu'un étranger vienne pour déconner chez nous. J'ai brieffé avant Hans Moshtein, il est prévenu, il n'écoute pas quand je lui dis que c'est cool son délire d' ambianceur mais qu'il va trop vite trop loin, qu'il se grille et que surtout, il met les femmes en mode protection et que c'est préjudiciable pour les autres hommes. Il s'en fout royalement, il est toujours surpris quand il se prend une claque par une femme ou quand il se fait virer de soirée. Sacré Hans Moshtein. Là il s'est bien tenu.

Je comprend deux ou trois choses à propos des blogs

Le lendemain : j'apprends que mon blog fait des remous, Grinda rigole mais me traite de sale type, Linda Fullmann rigole mais me traite d'espèce de connard, Irvin Turner me traite de parano et de xénophobe, Rita dit que je ne suis pas élégant. Il n'y a que Stephen Normandy qui aime bien, mais je n'ai pas encore parlé de ce qu'on a fait ensemble un jour avec la grande Jennifer, c'est pas glorieux. De toutes façon, j'ai compris ces derniers jours que c'était injouable, qu'il était impossible de parler correctement de ses proches comme ça pour de très nombreuses raisons. En un : ce qui semble être un exercice d'exhibition/voyeurisme n'est en fait qu'un exercice de pudeur, tout le boulot consiste à cacher ce qui ne doit pas être partagé. Reste ce qui alimente les rumeurs ou les suppositions. C'est cool mais c'est explosif alors que je me force à chercher l'harmonie en ce moment. En deux : en éliminant au maximum les détails, je constate que les personnes dont je parle se désincarnent et ce n'est pas ce que je veux faire (je veux donner vie à des personnages). En trois : il est impossible d'avoir une vie sociale si les gens se disent que je vais raconter des trucs perso sur eux. En quatre : comme ce blog n'est pas un blog de ragots mais que c'est un peu subtil à comprendre, ça exigerait de demander la compréhension à une cible de lecteur que je ne vise pas : les gros cons, les non-comprenant, les mecs qui ne peuvent pas me blairer, les formatés du bulbe, etc. En cinq : Je ne sais plus, mais il y a une autre raison.

Je n'aime pas Bouygue télécom

J'ai un gros souci avec Bouygue télécom. Pour me calmer je vais sur le web chercher deux ou trois informations sur le marché du téléphone mobile an France. Je savais que les trois opérateurs avaient déjà eu d'énormes amendes pour entente illicite, j'avais lu il y a quelques années qu'ils pratiquaient des marges sur cout variable de 95%, c'est à dire qu'ils multiplient par vingt ce que ça leur coute quand on passe un coup de fil. J'apprend dans un article du Monde que les opérateurs Français sont parmi les plus chères d' Europe. J'apprend que dans le poleton de tête il y a aussi l' Angleterre et l' Allemagne, mais que dans ces deux pays les opérateurs ont payé à l'état leur licence dix fois plus chère qu'en France, que ça a rapporté l'équivalent d'un an d' impôt. Je veux vérifier avec ce qui se fait aux USA : rien à voir, ils sont trois fois moins chères que chez nous. Décidément, on ne peut pas faire confiance aux grands capitalistes français (le quarteron d'héritiers de grands commis de l'état plus précisément), et sur le sujet du téléphone portable, à une époque où on ne parle que du pouvoir d'achat (les factures de téléphone sont autant d'argent qui ne rentre pas dans la relance de la consommation), je suis surpris qu'on ne fasse rien. On pourrait prétexter la limitation des antennes relais pour ne créer qu'un seul opérateur (pourquoi avoir trois antennes, un par opérateur, qui couvrent un même lieu alors qu'une seule suffit techniquement), on pourrait alors nationaliser puisque ça serait un monopole (après tout, même dans un système très libéral, les ondes ne sont pas privatisées, de même que l'air, le soleil, les étoiles, etc.) et proposer un prix normal et un forfait de base gratuit pour au moins recevoir des appelles et conserver son numéro. Voilà une cause de plus que je suis prêt à défendre, avec la normalisation de la prostitution, la libéralisation de la vente à la sauvette, et l'assouplissement des lois sur le tapage nocturne (je défends le principe qu'à Paris, il y ai l'autorisation de faire du bruit toute la nuit une fois par mois par arrondissement. Un seul jour par mois, les couches-tard ennuieraient les couches-tôt d'un arrondissement. Je pense que c'est un bon compromis).

jeudi, 24 avril 2008

Je suis au restau

J'invite Roselyne au restaurant (le 3e bureau). Depuis que je suis en galère d'argent elle m'a mainte fois nourri, c'est pour la remercier. Elle n'est pas contente que je parle d'elle comme ça sur le web. Je lui dis que dans vingt ans elle me dira merci. Elle dit que je suis fou, mégalo, etc. Elle ajoute que c'est un appel au secours. L'autre fois on m'a dit que j'étais « borderline », je crois que c'est grave et incurable. Il doit bien y avoir une raison pour que Dieu ai inventé de telles tares. Aujourd'hui j'ai pris le téléphone d'une fille qui connaît une bonne psychiatre qui n'utilise pas les psychotropes, remboursée par la sécurité sociale, je pense que je vais aller la voir. Comme ça j'aurai des trucs à dire sur le web. Je la rassure, en général, les expériences que je mène me lassent vite. Elle dit que je suis un compulsif qui ne peut pas s'empêcher d'écrire. J'allume une cigarette dans le restaurant, ça passe. J'ai envie d'être tranquille et ailleurs. On va au Popin's. Il n'y a que Théolier avec une minette.  J'appelle Gaelle avec le téléphone de Roselyne mais elle ne répond pas. Je rentre, je ne sais pas exactement pourquoi mais chez moi je me sens mal. J'ai besoin d'amour probablement. Roselyne avait l'air vraiment ennuyée par ce blog. Je ne vois pas bien ce que je peux faire, je ne veux provoquer aucune douleur inutile, ni créer des ennuis, je mérite qu'on me fasse confiance. (Tout ça n'est pas très sérieux). Dès qu'une chose se crée et existe, elle influe sur le monde de manière plus ou moins intense, elle plaît ou elle déplaît pour de bonnes ou de mauvaises raisons, j'ai peu de contrôle sur tous ces paramètres. Je fais comme je peux.

lundi, 21 avril 2008

Je modifie le concept.

D' abord deux citations : "Never Complain, never explain" et "vaut mieux mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer" (Shakespear). Cependant : Je met fin à ce concept de blog qui n'était pas du tout fait pour faire chier les gens : je parle entre autre de moi et donc par necessité des autres, mais après reflexion, c'est impossible pour toute une galaxie de raisons, d'autres ont déja tenté l'expérience, le plus marquant est Raphael Juldé, et un autre type qui a écrit un bouquin sur les gens de son village et qui a fini avec sa maison brulée je crois. L'experience courte m'a permis de comprendre deux ou trois choses sur l'écriture que je dois encore emboiter avant d'en parler, sinon il y a trois personnes que ça me fait chier de faire chier :  Rita, Grinda et Linda Fullmann. Rita est véxée, Grinda dit que je lui ai volé un moment intime et Linda Fullmann je ne sais pas trop, entre le "connard" sympa au téléphone et le commentaire grave sur le blog je ne sais pas. Enfin bref, j'arrête l'experience de parler des gens qui ont une incidence sur ma vie grâce à eux trois, j'ai mis des pseudos américain à tout les personnages existants, j'efface sur demande des interressés les passages qui les concernent. Je pense que ce blog va continuer quand même parce que c'est un bon blog.

Toutes les notes