jeudi, 17 avril 2008
Je passe à la Scala
Le lendemain : Je passe à la SCALA. J'adore esthétiquement cette boite, le jeu de lumière est excellent, les multiples recoins font qu'on ne se sent pas enfermé et il y a une vrai scène. C'est un vrai club du samedi soir. J'en suis à dire que c'est la plus belle boite de Paris quand un vieux gars vient me prendre la main longuement et la caresse avec beaucoup de gentillesse puis continue sa route, c'est le boss qu'est touché. Les deux groupes qui passent sur scène sont très divertissants (un groupe de bonnasses et un groupe de nains grimés comme Kiss).
Josh Dwain vient me parler de l'affaire Thomas Roy. J'ai récemment sermonné ce dernier par mail sur une question de principe, et au lieu de trouver un arrangement ou de m'expliquer son point de vu, ce garçon a préféré faire le mort, me virer de ses amis Myspace/Facebook, puis transmettre ma missive à je ne sais pas combien de personnes qui viennent ensuite m'en parler. L' affaire étant entre lui et moi au départ, elle est devenue germanopratine. Je ne connais pas les codes de ce milieu, j'imagine que c'est une façon normale de se comporter, j'en prend note. J'ai des relations difficiles avec les gens en ce moment, j'ai pourtant le sentiment de faire ce que j'ai à faire, et même d'être presque irréprochable, peut être que j'y met pas toujours les formes, mais je suis quelqu'un qui a quasi toujours raison et qui fait les choses bien et à fond, pourtant les clashs se multiplient et j'ai le sentiment que trop de gens manquent de droiture avec moi, j'en suis totalement responsable.
La discussion a évolué sur l'obligation morale, à mon sens, de se soutenir les uns et les autres dans ce qu'on fait. Si on ne le fait pas entre nous c'est qu'on est des cons ou des salauds. Je dis certainement cela parce que je suis actuellement dans le besoin, mais aussi parce que j'ai compris ces dernières années comment fonctionnaient les réseaux de ceux qui prétendent dominer le monde de la nuit et de la culture (où est mon gun ?). Si on ne fait pas comme eux du renvoi d' ascenseur et si on a quelques ambitions, on est alors condamné à aller les sucker. Après, c'est un choix, si j'avais le sentiment que ces chroniqueurs de Tecnikart étaient l'équivalent de la bande du Cahier du Cinéma des années 50-60 ou même de Actuel, Zoom ou Pilote des années 70, si je sentais que les DJ qui gravitent autour de Pedro Winter étaient valables, si j'estimais que peut être le Baron était aux années 00 ce que le Palace était aux années 70, si j'imaginais que La Perle était un peu l'équivalent de la Closerie des Lilas des années folles, si je m'étais mis en tête qu' Ariel Wizman ou Frederic Beigbeder étaient de ces touche-à-tout à la Vian ou Cocteau, alors j' irais m'agenouiller avec joie. Le souci est qu'à mon sens, tout ça est profondément merdique et que c'est irrattrapable, que ça cannibalisme tout, qu'on leur a laissé leur chance assez longtemps et que maintenant ça suffit.
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