vendredi, 17 avril 2009

cinémix "la collectionneuse"

Une emission de L'Autre Radio (107.9 MHZ) m'est consacrée. Dans la première partie je mixe (un cinémix), dans la seconde partie, DJ Zukry (Label QOD) mixe un set inspiré par mon texte "Pourquoi je ne suis pas punk". Cette emission est passé sur les ondes FM à une heure de grande écoute, 20h. La classe. Merci à Radoul brank qui m'a convié. Cette emission résume un peu la saison 2 de ce blog bien peu actif actuellement, mais qui a le mérite d'exister depuis plus de cinq ans, quand même. Je lance la Saison 3.

Ecouter le mix intitulé "La collectionneuse" suivi du mix de DJ Zukry.

lundi, 05 janvier 2009

Pourquoi je ne suis pas punk.

Hier une fille m'a sorti le topo « untel est un punk », évoquant un gars au look BCBG mais au fond plein de fantaisie et de culot. Un type qu'à l'air sage mais qui ne l'est pas. Peut être quelqu'un de plus subvertif que la moyenne.


Prestige du punk. L'autre fois quelqu'un m'a reproché de ne pas être punk, rapport à une provocation à laquelle je refusais de me prêter, par timidité en partie, et parce que l'action en question me paraissait étrangère. J'ai répondu au tac au tac « Je n'ai jamais été punk, j'ai toujours préféré la New-Wave. »
La première fois que l'idée « punk » entre dans mon esprit, je crois que c'est en 1983, j'ai treize ans. Un gars de mon collège est l'égérie d'une bande de créteux plus âgés et il aime bien incruster sur les tables le signe de l'anarchie ou le slogan « punk is not dead ». J'y comprend rien et je crois que lui non plus. Les punks sont des crasseux, et même si à cette époque je commence à fumer, à me cuiter un peu et à sniffer des trucs (colle à rustine et white spirit ), je reste étranger leur pensée et de leur sens esthétique, moins à leur comportement. J'étais qu'un sale gosse.
Quand je me mis à m'intéresser à la musique, je passais à côté de la vague punk et néo-punk. Le frère d'un ami, plus âgé que nous, un ado à problème, prenait son plaisir avec les Beruriers Noirs. Je me souviens que ça ne m'évoquait rien. Aujourd'hui je sais que c'était de la musique de crétin, à l'époque je savais qu'un jour je comprendrai.
A quinze ans j'avais reçu mon lot de claque musicale. Mes parents m'avaient transmis Pink Floyd et Simon and Granfunkel, le Hit-Parade de RTL passait du OMD, Soft-Cell et Kim Wilde. Le son électronique activait des ondes cérébrales jusqu'alors inconnues. Ces sensations nouvelles s'emplifières avec les Hits « Whot! » de Captain Sensible, Le Grand Master Flash, la musique de Midnight Express, le hit de Chagrin d'Amour, Depeche Mode, les Stranglers, etc. J'assistais, en première ligne, à la naissance de nouvelles musiques populaires qui n'était ni de la variété, ni du folklore, ni du jazz-blues-rock. C'était totalement nouveau et pas du tout underground. Ça annonçait le hip-hop et l'electro-techno.
La seconde partie des années 80 est marquée par une dégradation de ce qui nourrissait mes espoirs. La new-wave se ridiculise (l'apothéose fût certainement la chanson « Partenaire Particulier »), une des branches electro emprunte la voie d'une disco mercantile (la « Dance italienne »), le hip-hop sombre aussi avec Sydney et Benny-B. Le son techno de Detroit, de Londre, de Berlin et de Bruxelles est trop loin. C'est à posteriori, vers 90, que je découvre ce son que j'aurais pu aimer, mais qui était trop underground pour en avoir accès.
Dans cette seconde partie des années 80, je ne trouvais plus rien de bon dans la musique populaire. Je n'aimais ni le ska, ni le punk-rock, ni les « musiques du monde », ni ce qui passait au Top-50, ni le rockabilly, ni le rock-FM américain, ni le funk à la Mickael Jackson. En fouillant dans mon esprit pour trouver le son des années 85-90 que je pouvais écouter avec excitation, il y avait Ginsbourg dans sa période « Love on the beat », le « No Comprendo » Rita Mitsouko, les deux premiers Gun'nRoses, « I want your sex » de Georges Mickael, quelques morceaux de Francky Goes to Hollywood, Purple Rain de Prince. C'était insuffisant. Je retournais à mes classique, et sans doute influencé par les gens que je pouvais alors fréquenter, j'entrais dans une période revival, qui, avec le recul, était un peu une pose esthétique de jeunesse. Se farcir les Doors, Hendrix, Janis Joplin, ou pire, retourner aux origines avec BB King et Sonny Rollins. Ecouter même du Stevy Ray Vaughan, du Eric Clapton et du Johnny Winter, sous prétexte qu'ils avaient une réputation de guitare héros. Et un peu de Hard. Revival qui durera jusqu'à mes premières raves.
Et pendant ce temps là, l'école Punk continuait son petit bonhomme de chemin sans moi. Les negresses verte, la mano negra, metal urbain, etc. C'était pour moi du rock bas de gamme. Une musique d'excités incultes et antipathiques. Un encouragement aux bas sentiments et à l'auto-destruction. Un message politique facile, moralisateur et hors contexte. Un univers esthétique pauvre, qui au delà du son, se vérifiait dans le look, dans le parler, jusque sur les Flyers punks. Indigne d'intérêt.
C'est l'année du bac que j'ai fait l'effort de réfléchir sur les deux groupes classiques du punk, les Clash et les Sex Pistol. Un ami avait leurs albums phares (London Calling et Never mind the bollocks) alors je les ai passé et je les ai écouté attentivement. C'était à mon sens du rock basic, moins élaboré que le hard, moins vif que le rockabilly, plus antipathique que le son des années 70 habituel, moins dansant, moins pro, avec un humour mauvais et pas sexy du tout. En gros, c'était du petit rock, je restais sur cette idée là. J'ai encore du mal à comprendre comment ces petits disques peuvent placé en tête de la hiérarchie des albums de « la discothèques idéales », au côté des albums-concept des Beatle, les Beach Boys ou des Pink-Floyds.
Quand je me suis intéressée au marketing, c'est là où m'est venu l'idée suivante : Le punk, c'est une opération visant à faire du neuf avec du vieux. Mettre une nouvelle étiquette sur le produit, vendre du rock de base en disant que c'est nouveau. Des millions de blaireaux se sont fait avoir.
La pensée punk apparaît comme pauvre. Le nihilisme adolescent pour une part, le gauchisme adolescent de l'autre, le tout lié par une sorte de haine de l'occident tout aussi puérile. A la même époque, le mouvement new-wave s'intéressait au Bahaus, à K.Dick, à Orwell, au technologies de l'information, aux fractals, au réseau neuronaux, au romantisme, au dandysme, etc. Les premiers rapeurs se référaient aux droits civiques, aux systèmes tribaux, au mélange rock/world, aux origines du blues, aux émeutes ethniques, etc. Les punks en étaient alors rendu à une lutte de retard (la lutte anti-fasciste), à la glorification d'une certaine jeunesse dépressive, à l'anti-Tatchere, à la lutte des classes. Un mouvement qui a oublié de penser aux thèmes d'avant garde de l'époque que pouvaient être la conception d'une Europe politique, l'effondrement du monde communiste, la mondialisation telle qu'on la connaît aujourd'hui, les technologies de l'information, les modifications de style de vie liées à tout ça. Les grandes aventures de cette génération pourtant.
Peut être que l' impression de mesquinerie que j'ai souvent ressenti dans « le milieu plus ou moins punk » vient de là. Irrespectueux avec leurs ainés et les « système établi », le punk n'a pas non plus su proposer un avenir. Le mouvement punk n'a pas été le « passeur » qui transmet certains élément du passé, ni celui qui indique une voie pour le future. Ils n'ont fait que se lamenter du moment présent.
L' héritage punk se vérifie par son « bilan », qui constitue un ensemble d' indices de mon point de vu accablants.
Niveau idées politique, tout ce qui reste aujourd'hui du punk est la fameuse « lutte antifasciste » qui a débouché sur l' altermondialisme. Un néo-gauchisme plus concerné par la question sexuelle, le métissage, le pacifisme et le droit des jeunes, que par la condition ouvrière. On aime ou on aime pas. J'aime pas.
Du point de vu esthétique, la mouvance punk peut s'inscrire dans la world musique. On se souvient en particulier des reprises reggae par ces groupes blancs. S'il existe aujourd'hui des Manu Chao et si on a eu à se farcir du Negresse Verte et du Mano Negra, c'est grâce à l'école Punk. On aime ou on aime pas. J'aime pas.
Du point de vu des comportement, la mouvance punk a accompagné la dégradation des styles de vie caractérisé par l'absence de courtoisie, de respect pour les ainé, les « incivilité », les dégradations urbaines, l'arrogance, le cynisme, la vulgarité, toutes ces choses qu'on peut symboliser par un doigt majeur dressé en fuck-you. On aime ou on aime pas. J'aime pas.
Ce fuck-you qui, dépassant le stade urbain et celui de la jeunesse, a contaminé d'autres compartiments de la société, comme celui de l'entreprise. L'influence punk se ressent chez le trader fou, chez le DRH qui dégraisse, chez le commercial agressif, chez le harceleur moral, dans les campagnes de publicité les plus provocantes. Voilà qui est punk.
Il y quelque chose de punk dans le monde d'aujourd'hui et le punk n'a pas été une mise en garde, mais au contraire, ça a été une école préparatoire. Le punk a donné une légitimité à la violence sociale. Ca pouvait alors être cool d'être d'un cynisme absolu. Faire « un coup de pute » pouvait être valorisant. « Faire chier son monde » était une marque de personnalité. Détériorer pouvait être une démarche créative. « Tout les moyens sont bons » une marque de liberté.
Ce sont ces éléments de pensées qui ont été la véritable innovation du punk.
Cet apport du punk qui s'est propagé aux autres mouvements culturel, contaminant certaines branches du hip-hop ou de la techno en particulier via la tendance hard-core, et diffusant cet espèce de cynisme dans le milieu hype (style : « je sniff de la coke, je bois du champagne, je crache sur la société et je suis blindé de thune »).
Au final, le punk ne libère pas mais soumet. Si le système est devenu punk, par contre, l'individu, sauf exception, subit. A qui profite la punk attitude ? Qui jouit de la légitimité du fuck-you ? N'est il pas agréable d'être aristocrate et punk ? N'est il pas utile d'être chef d'entreprise et punk ? Et financier-punk ? Et chef d'état-punk ? Je vous fait un dessin ? Allons...
Tentez seulement de visualiser ce qu'est un pauvre-punk ou même un homme de la classe moyenne punk. Un Fake ? Un taulard ? Un exclus ? Un persécuté par le fisc ? Un camé ? Un délinquant ? Un clandestin ? What else ? Nécessairement un type malheureux.
Voilà pourquoi je ne suis pas punk.

mercredi, 19 novembre 2008

Agenda de l'honnête homme

J'ai le plaisir de vous présenter un nouveau blog que je tiens

"à voir, à faire à Paris : Agenda de l'honnête homme."

C'est un agenda culturel.Il y a des invitations pour sortir avec discernement à Paris.

http://daynightparis.wordpress.com/

C'est un agenda selectif. Pour avoir un agenda culture-sortie sur Paris plus exhaustif, j'ai mis en place celui ci :

http://jesuispartout.new.fr/

C'est un agenda qui reprend les évènement venant d'une dizaine d' agendas culture/sortie sur Paris.

Faites moi de la pub...

 

vendredi, 24 octobre 2008

Midnight Juggernauts - Into the Galaxy

Une semaine que j'ai cette chanson dans la tête.

vendredi, 17 octobre 2008

Twitter "C'est cool"

J'ai le plaisir de vous présenter un autre blog fait par moi. Le titre est "C'est Cool". C'est un "micro-blog" conceptuel. J'y évoque ce que je trouve cool. En général ça commence avec un lien. Et ça fini toujours avec "c'est cool".

 

C'est Cool

 

lundi, 06 octobre 2008

Vu sur le web

Je commence cette nouvelle rubrique de "links", histoire de garder des traces de mes vagabondages, les fonctions "bookmark" des navigateurs ne me satisfaisant pas.

http://moteng.com/Products/Section.asp : C'est un site de vente de produits "outdoor" américain. Matériel de camping, rando, trucs qu'on trouve en armurerie, etc.

http://sensualite.over-blog.com/ : C'est un blog d'un couple libertin. C'est très curieux.

http://www.imdb.com/name/nm0000183/ : La filmo' de Traci Lords.

http://www.activeresistance.co.uk/ : Le manifeste de Vivienne Westwood pour un monde meilleur. Pas tout lu mais j'adhère je crois.

http://morallydiminished.blogspot.com/ : Un blog de sexe que j'ai retrouvé dans mes vieux bookmark, il n'est plus mis à jour. C'est très curieux.

http://www.allinbox.com/Salamander/Salamander.htm : Un videoprojecteur en DIY qui fonctionne avec des diodes.Faible dépense énergétique et absence de ventilateur.

http://www.liste-annuaires.com/liste-annuaires.php : Une liste d'annuaires web, avec leur pagerank, pour référencer ses sites.

http://www.flickr.com/photos/loic_hay/139185436 : Des outils rss utils.

http://www.youppie.net/forum/index.php : Un forum de mecs qui vont aux putes.

http://www.geocities.com/SunsetStrip/Pit/1208/ : Le Korg MS-10, le synthé qui a inventé le son années 80.

http://www.anfr.fr/pages/tnrbf/tableau_derive_150105.html : Tableau des bandes d'onde.

http://hifigoteborg.se/store/description.php?id=662 : Le lecteur CD vintage Philips CD-960. On en trouve encore à prix cassé dans le brocantes et les cash-converter. Son DAC TDA 1541 n'est plus fabriqué depuis longtemps, c'est un convertisseur qui offre un son chaud style vinyle. Certains Marantz du début 90 en sont aussi équipé.

http://www.dcaudio.kgb.pl/dac.htm : Tableau des DAC (Convertisseur digital vers analogique) de différents modèles de lecteurs CD ancien. Le type du DAC détrermine le style de son du lecteur CD.

http://pocketcalculatorshow.com/boombox/golden2.html : Une galerie de boombox. Je vend père et mère pour avoir le Panasonic's RX-7700 ou un modèle Marantz.

http://vide-greniers.org/agendaRegion.php?region=22 : Date des vides greniers en Île de France.

http://lgenevet.club.fr/boold/bopetitesannonces_v.htm : Matériel Bang et Olufsen d'occasion (petites annonces).

http://www.douane.gouv.fr/ : Le site des douanes. J'y vais pour le résultat du commerce exterieur et ventes des douanes.

http://www.eurelien.fr/cyberemploi/pag_inf.htm : Liste de sites d'emploi informatique/communication.

http://drupal.org/ : Un outil de CMS (Content Managment System) qui monte.

http://www.householdhacker.com : Un site de DIY et de système D.

http://www.procon.org/ : Un site où les arguments "pour" et "contre" sont exposés sur toutes sortes de sujets.

http://coulmont.com/index.php : Site d'un sociologue : Baptiste Coulmont.

http://bpcv.club.fr/index.html : Une entreprise qui réalise des installations videos sur mesure.

http://www.tarifmedia.com/ : Un site sur l'actu des médias.

http://www.escortfr.net/1681622/viewtopic.php?t=1247&... : fil de discussion sur la célèbre Monique 75.

http://tav.trad.org/index.html : Site d'une association du lobby Breton à Paris.

http://www.thaitradefair.com/index.asp : Les salons internationaux à Bangkok.

http://www.dayaequip.com : Usine de distilation chinoise clé en main.

http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei : Un site sur les études Indo-Européenne.

http://www.bokassa.info/ : Le blog de Jean-Barthélémy Bokassa, petit fils de l'empereur de la Centrafrique.

http://www.ilv-edition.com/ : Un service de print On Demand Français (comme lulu.com)

http://video.google.com/videoplay?docid=7773634719578303561 : Un reportage sur les filles de bar thaï et leur mec farang.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale : Wiki sur la manipulation mentale.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Dum%C3%A9zil : wiki sur Georges Daumézil.

lundi, 29 septembre 2008

Masako Yasumoto

dimanche, 21 septembre 2008

Plutôt Beatles ou Stones ?

Réponse :

 

vendredi, 19 septembre 2008

Norman Whitfield

Laurent Belkacem m'informe que Norman Whitfield est mort aussi. Norman quoi ? Un petit tour sur Wiki. C'est un auteur-producteur de la Motown. La Motown, de vous à moi, rien à foutre. A part Diana Ross et Jackson five. Bon, voyons voir.

...

Ha ouais..., c'est lui qu'a écrit et produit ça ?!...

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Ben putain de bordel de merde, et c'était même pas en une de Google Actualité ?!

 

mercredi, 17 septembre 2008

Rick Wright

Si mes parents avaient écouté en boucle Pet Sound des Beach Boys ou Sergent Pepper des Beatles, ma vie aurait été très certainement différente. Je ne sais pas si c'est un malheur ou un bonheur ; ils écoutaient Dark Side Of The Moon des Pink Floyd, tout le temps, partout, souvent sur un ampli à lampe français relié à des enceintes anglaise. Je vous laisse imaginer. Depuis, il ne se passe pas une semaine sans que je le passe, et quand je le passe, j'éprouve toujours un truc que seul cet album est en mesure de m'offrir. Bref, je suis véritablement drogué et accro en phase terminal à Dark Side Of The Moon, et je sais que c'est purement Pavlovien, et quand j'apprends hier que Rick Wright, le clavier du groupe y est passé, bha ça me fait quelque chose de comparable à ce qu'ont pu éprouver des millions de gens quand Staline est mort dans son lit.

lundi, 01 septembre 2008

Musique Occidentale

mardi, 26 août 2008

Vous êtes sur la liste ?

Texte un peu long pour un blog, je voulais parler d'un livre et je me suis mis à partir dans tous les sens. Il sera question des branchés, de la hype, de Beigbédé, de la culture de gauche et de droite, de la ringardise, etc.

Lu le livre d' Arnaud Sagnard « Vous êtes sur la liste ? -Enquête sur la tyrannie des branchés. ». Essai de sociologie amusante sur les branchés parisiens et plus particulièrement « la hype ».

L' auteur démontre que ce milieu s'est éloigné de sa fonction d'origine qui était l'ouverture d'esprit, le mélange social et culturel, l'esprit critique, etc. Le monde des branchés devenant aujourd'hui un monde tout pourri peuplé de types conformistes, cyniques, consuméristes et fermés. Sagnard tire sur tout ce qui bouge (une ambulance ?) et il a bien raison. Dans la veine gonzo on le voit débarquer dans les soirées à la con du Baron et du Paris-Paris pour y décrire la médiocrité ambiante. Le sujet n'est pas anodin. Ce milieu branché est en grande parti responsable de la médiocrité de la création française actuelle.

Les branchés ont une fonction importante : diffuser dans le reste de la société un certain nombre de valeurs qui à l'origine sont underground, via la création. On ne peut que constater, au vu du résultat actuel, que les branchés ne font plus leur boulot, et c'est pas d'hier. D'où la daube qui passe sur les radios grand public, à la télé ou en librairie et la merde qu'ils foutent dans le crâne des gens. On peut faire du « name dropping » : en gros, les branchés ont cautionné Beigbedé, Justice, la télé-réalité, Lolita Pill, Ariel Wizman, l'attitude hard-to-get des nanas, l'attitude bobo, etc. Ça mérite bien le châtiment du lance-flamme, nan ?

Bon, j'ai pas envie de jouer au critique littéraire mais juste rebondir sur ce que dit ce bouquin, apporter quelques précisions et digresser allègrement. Donc c'est bien écrit, ça se lit vite, c'est drôle et triste en même temps, et Sagnard ose souhaiter la mort physique de quelques personnalités détestables, c'est quand même bien cool.

Beigbeder

Parfois il n'est pas assez méchant à mon goût. Avec Beigbeder il n'est pas si taquin. Il oublie que la trajectoire de personnage n'a pas commencé avec le Caca's club (la machine à faire du relationnel de ses débuts) mais avec les rallyes, interdits aux non-bourgeois. Quand Beigbeder explique à Sagnard qu'il ne faut pas le confondre avec son personnage de 99F, il se fout de sa gueule. Il y a dans 99F des moment où Beigbeder révèle ce qu'il est ou ce qu'il veut être, et dans le film (vous pensez bien que j'ai pas lu ça, ses « nouvelles sous extasy » m'avaient vacciné), le moments de sincérité sont les plus à vomir. Par exemple, quand le héros essaie de vendre une campagne de pub originale, et face au refus de son client, fait une déprime de gosse de riche. Extraits : http://fr.youtube.com/watch?v=N7NglWIwtdg&feature=rel... . Après ça, le héros décide de saboter la campagne de pub ( http://fr.youtube.com/watch?v=aAWqRVug3Pk) C'est la scène où le héros décide de « devenir lui même », c'est à dire Beigbédé, ou ce qu'il voudrait être. Et là, on découvre un type qui prend son métier de publicitaire vraiment à coeur, il y croit tant à la publicité que le refus de son idée créative le rend malade. Il ne critique pas la pub, il critique l'industrie (c'est à dire le monde réellement productif). Dans son système de valeur, le publicitaire devrait dicter sa conduite au monde productif. Pour lui, un type qui s'occupe d'usines de production alimentaire a moins de légitimité qu'un publicitaire. Il met en place une confrontation entre un type (le méchant du film) qui crée des emplois, qui fabrique de la nourriture, qui transforme une matière première, qu'est forcément un peu beauf, avec un autre type (le sympathique du film) qui sait rien foutre de ses dix doigts, surpayé, véritable parasite des économies modernes et assez dégueulasse pour trahir son poartenaire pour des raisons purement égocentrique (auxquelles il donne un alibi politique puéril). Bref, j'avais prévenu, j'allais faire de la digression...

Wizman

Trop gentil aussi avec Wizman. Je ne connais de ce garçon là que ses mixs (je n'ai pas la télé). A chaque fois, j'ai trouvé ça naze et prétentieux. C'est le DJ qui passe des disques world qu'il a été chercher à Rio ou Moscou et on sent le mec qui veut étaler sa science. Le truc, c'est qu'il ne sait pas faire bouger une salle ni lui donner une bonne ambiance, ses enchaînements sont bâclés, et ses choix « sono-mondial » à la masse. Le problème du « son-nova » des années 90, c'est que tout le monde s'en bat les couilles aujourd'hui. Un jour je lisais un article sur ce sympathique Ariel où il posait dans une pièce où il entrepose ses disques. Impressionnant le nombre. Je suppose que le mec est plus préoccupé par la quantité que par la qualité. J'ai rigolé quand dans un Techknikart le journaleux parlait de « la sortie du prochain disque de Wizman ». Une doule page je crois. Wizman commet des morceaux electro sous le nom de « grand popo football club » et j'invite tout le monde à aller chopper les mp3 pour se rendre compte à tel point les mots me manque pour évoquer l'absolue médiocrité de cette production. Bref, Wizman aime sûrement la musique mais la musique ne l'aime pas. Merde, faut bien qu'il y en ai un qui le dise, vous avez peur de quoi les mecs ?

Franck Chevalier

J'aurais pas non plus parlé comme Sagnard de Franck Chevalier (dit Franck Knight). Ce garçon fait des photos de soirées en page finale de Technikart. Sagnard en parle comme d'un type « pure » en dérive, une sorte de « personnage authentique », un branché à l'ancienne quoi, qui serait encore ouvert, avant-gardiste, etc. Bon, ben j'invite Sagnard à consulter la pathétique page finale de Tecknikart où son homme officie, et observer à quel point le travail de Franck Chevallier consiste à promouvoir systématiquement les soirées corporate/hype du Baron ou du Showcase, sans aucun esprit critique, en plombant ses textes de citations de marques, et passant complètement sous silence les autres aspects de la nuit parisienne, les autres réseaux, les autres mouvements. Je parlerais à propos de Franck Chevalier d'un affligeant manque d'intégrité professionnel.

Technikart

Mais peut être est-ce la marque de fabrique de Technikart, avec qui Sagnard est vraiment trop tolérant. J'ai une copine qui a la collection depuis déut 2007, ça a été notre cause de rupture. Avant, je ne connaissais pas. En lisant comment c'était fait, j'ai tout de suite pensé à FHM ou un truc du genre. Un truc pas sérieux, quoi, où on essaie de faire de l'humour, et où on parle des gens dont tout le monde parle et avec plein de sous-entendu sexe. En lisant plus en profondeur un des numéro, j'ai vu que ça empestait le mépris et le snobisme. A noter que j'ai rien contre, mais voilà, faut pouvoir se le permettre. On peut pas se la jouer « défricheur », « mec select' », « critique pointu » quand on ose faire sa couv', dans le même semestre, à Justice, à Benjamain Biolet, à Beigbédé et à Julien Doré. C'est pas possible. Et quand dans le même numéro on fait successivement un dossier sur Lolita Pill et un autre sur Wizman, ça relève du foutage de gueule ou de l'absolue beaufitude, au choix, j'en vois pas d'autres.

Généalogie de la branchitude

Bon, là où je ne suis pas avec Sagnard, c'est sur le « pourquoi nous en sommes arrivé là », en parlant de la tyrannie des branchés. Déjà, il procède à une généalogie de la branchitude parisienne qui me semble un tantinet subjective. Pour schématiser ce qu'il dit, aujourd'hui donc on a un milieu branché d'où ne découle que de la merde, c'est dû à un esprit fermé, manque de curiosité, bêtise quoi, d'une clique de hypeux auto-proclamés qui ont accédé finalement à ce statut par le fric, les relations de leurs parents, etc. et où c'est très difficile de rentrer. Avant, le système était autre, dans les années 70-80 (années Palace) c'est la personnalité qui primait pour entrer dans les clubs « in » de la capitale. Alain Soral a déjà tout dit sur cette période. Après, dans les années 90, l'archétype du branché était le branché « Nova », référence à la radio et au magazine de Bizot et sa « sono-mondiale ». Ensuite, le branché était le Branché « Technikart » qui était plus incrusteur. Bref, avant, le système permettait la mixité sociale et culturelle, qui selon Sagnard, expliquerait pourquoi il y avait une effervescence créative dans la branchitude.

Les années Palace

Je n'ai pas vraiment de certitude sur cette généalogie. Les années des nuits Palace devaient aussi avoir leur part de ségrégation basée sur des critères pas très cool. Les laids devaient aussi rester plus souvent à la porte, je suppose. Il était peut être plus facile de sourire et de se sentir à l'aise devant le physio d'un tel lieu quand on était fils de bourgeois parisien. La sape avait sans doute plus d'importance encore qu'aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui, on peu avoir aucun style vestimentaire, si on est sur la liste... Disons qu'il y avait aussi des critères d'entrée forcément « injuste », et un type talentueux, ouvert, intelligent, cultivé, underground, etc. pouvait se faire refuser l'entrée parce qu'il ne savait pas se saper, intimidé, pas fort en gueule, ignorant des codes imposés, etc. Et un gros niais pouvait aussi rentrer simplement parce qu'il avait le look Basquia. Bref, j'imagine que le système de la branchitude était aussi perfectible à l'époque.

L'esprit Nova

Sur les années « Nova », je considère que le trip « sono-mondiale » et ce qui l'entourait a complètement fait flop et a engendré les pires avatars de la bobo-attitude. Je ne crois pas un seul instant, aujourd'hui, que cette branchitude là ai engendré quoi que ce soit de positif. J'ai assez fréquenté le milieu squatt du début des années 90 à Paris, et ce qui pouvait se passer dans les « quartiers du nord est parisien » pour avoir constaté à quel point tout cela fût stéril. Que retenir de l' Hopital Éphémère (Squatt du 18 ième où Sagnard a semble t'il vécu) ? Qui se souvient de FFF ? Et parmi ceux qui se souviennent, qui apprécie encore FFF ? C'était le groupe emblématique de cette scène parisienne pourtant. Qu'a donné Belleville en 20 ans ? Qu'est ce qui c'est passé là bas, dans ce « creusé multiculturel », à une époque où c'était truffé de squatts d'artistes, avec tous ces petits bars où on pouvait faire de la musique et ses boui-boui chinois ou arabes ? Entre mon arrivée sur ce territoire en 1990 et mon départ en 2008, c'est devenu un endroit bobo. De la mixité ethnique je n'ai pas observé un enrichissement culturel mais au contraire, j'ai vu une absence de culture et de « civilisation » à peu prêt généralisée. Quant à la mixité sociale qui s'est faite avec la venue des bobos et la progression sociale des arabes et des chinois (cette nouvelle bourgeoisie Bellevilloise que j'ai vu se former), je n'en ai absolument rien tiré d'un point de vu culturel, bien au contraire. Là je parle de ce que j'ai éprouvé en vivant dans ce monde « Nova », mais même en restant objectif, quel courant culturel valable est né de cela ? Qu'est ce qui est né de Belleville d'un point de vu créatif, alors que sur le papier, selon la doxa « Jack Lang », tout était réuni pour qu'une « nouvelle école » talentueuse apparaisse.

La non-mixité

C'est un point je crois où Sagnard, qui doit être un type de mon age, se plante : L'effervescence culturelle liée à la branchitude ne naît pas de la « mixité ». Mais du guetto. C'est un constat terrible pour nous qui avons cru au contraire, qui avons été éduqué par ce contraire. Les deux ou trois trucs qui tiennent la route en France ne sont pas nés de la rencontre de gens de milieux différents et de culture différente. Il y avait une interview que faudrait que je retrouve où Fred Chichin expliquait à tel point il s'était planté artistiquement en essayant de créer des « fusions » avec des diverses influences musicales (rap, raï, etc), tendance qu'il avait abandonné (d'où l'exellence du dernier Rita). Pourtant la pop française a essayé de la faire cette putain de fusion ; entre Zeda, Carte de Séjour, la période exotique de Julien Clerc, de Claude Nougaro, de Michel Berger, l' Orchestre de Barbes, FFF, etc. Évidement, toutes ces tentatives n'ont rien donné, malgré le bruit médiatique, si ce n'est de quoi animer les réunions de sos-racisme ou donner de l'espoir à Rémy Colpacopoul, l'inénarable sélectionneur musical de Radio-Nova.

De l'autre côté, les points communs entre NTM, Air, Daft-Punk, Noir Désir, et quelques autres, c'est d'une part que ça tient la route artistiquement, d'autre part, c'est qu'aucun de ces groupe n'est né d'une mixité sociale ou culturelle. Et à mon avis, tout ça est lié. J'attend encore le groupe afro-français ou techno-rap, ou metallo-raï, ou un duo prolo/bourge ou mec duy centre ville/mec de banlieue, ou que sais-je, dans l'esprit « enrichissement par les différences », qui dépasse le stade de l'esbroufe.

Ceci pour expliquer vite fait que le mythe de la mixité comme moyen d' enrichissement créatif, j'y crois moyen. Alors certes, les branchés ont besoin de cette mixité pour exister, ils ont besoin d'aller vers ce qu'ils ne connaissent pas encore pour pouvoir éventuellement se l'accaparer, mais le mec qui crée, lui n'a pas besoin de cette mixité, tout du moins, il n'a pas besoin qu'on l'organise pour lui. S'il fréquente les branchés en quêtes de nouveauté dans les boites hypes, c'est juste pour le bizeness et les avantages en nature (demies mondaines, alcool, etc.), pas pour se sentir inspiré.

 

Le rôle des branché n'est pas d'organiser les conditions permettant l'éclosion de mouvements culturels ou d'oeuvres artistiques, mais juste d'être un relais entre ce qui est encore méconnu et ce qui est populaire. Ça s'arrête là. Ils ne sont pas dans la création, ils sont dans la logistique. Certain en font profession. On ne peut juger alors le branché que sur sa capacité à transmettre. Que transmet t'il ?

Le branché fasciste ?

Comme on l'a vu plus haut, principalement de la daube. Outre le manque de mixité, Sagnard explique que le vrai problème, c'est que le branché est devenu « fasciste », entendez : de droite. Bon, là, évidement, je suis bien obligé d'expliquer pourquoi je pense que Sagnard se plante complètement. D'abord, je dirais à Sagnard que l'argument de gauchiste consistant à dire que tout les problèmes d'une société (même une micro-société comme celle des branchés) provient de sa tendance « fasciste », je l'ai tellement entendu de la bouche de toutes sortes d'abrutis que lire ce genre de conneries à la fin de son bouquin m'a un peu déçu. J'ai déjà eu des discussions avec des gars qui m'expliquaient que le problème de l' URSS de Staline c'était son nationalisme impérialiste, que le problème des Chinois leur libéralisme, que celui de la Corée du Nord, leur fascisme armé, que celui des Cubain c'était les Etats Unis, etc. Bref, jamais de la faute à « ce qui fait la gauche » mais toujours un emprunt à la droite.

 

Bon, perso, moi je ne sais pas trop où je me situe politiquement aujourd'hui, mais certainement pas à gauche. Delanoé, Ségolène, Buffet, Mamère, Besanceno, etc, je vous les laisse les gars. J'ai du mal aussi avec Sarko aussi vous me direz, et Le Pen j'arrive pas à le prendre au sérieux, pas faute d'avoir essayé. Bref, Sagnard est un type bien je crois, mais j'ai envie de lui dire : tes merdes tu te les gardes. Faut pas déconner non plus, ce qui est détestablement branché aujourd'hui, c'est purement une création de la gauche. C'est peut être devenu un truc monstrueux (ça ne sera pas la première fois que la gauche enfante d'une ignominie), mais la droite n'a pas grand chose à voir là dedans. Qu'on ne vienne pas me faire croire que les chroniqueurs des journaux branchés sont d'anciens du GUD. J'y peux rien si c'est dans un univers culturel de gauche que c'est développé le consumérisme débile actuel. Les restos bobos, les baskets à 200 euros, le ryad à Marrakech, le Point FMR, les « café charbons » faussement authentiques, les bidulle neo-hippy de chez Colette, etc. Si c'est pas le genre de truc à faire bander Jack Lang ou Delanoé, sans dec'... Tout ça empeste le mitterandisme.

 

Qu'on me dise pas que les « créatifs » de pub, que les RP, qui la plupart n'ont trouvé que ce job pour « rentabiliser » leur diplôme en science humaine ou que les pétasses issues de beaux arts qui bossent dans les galeries du Marais sont issus d'une culture de droite. T'en connais beaucoup des gens qui font graphiste, beaux art, socio, psycho, littérature, etc qui sont de droite, toi ? Ce genre de personne qu'on retrouve chez les branchouilles à des postes divers. Nan nan les mecs, vous vous les gardez vos freaks à la con. André Saraiva qui dirige les symboles de la branchitudes comme le baron et le Paris-Paris, il vient de la « street-culture » (il faisait des graphs). Prenons le cas de Beigbédé : Ce qui est détestablement branché chez ce mec, ce n'est pas son côté « de droite » (son frère qui monte des start up dans la finance, qui est du même milieu que lui, on ne peut rien lui reprocher), nan, c'est son côté « de gauche » de celui qui bosse dans la création contemporaine (Pub, DJ, livres à la mode, etc.) qui shlingue. La première fois que j'ai vu Wizman mixer, c'était aux 20 ans de SOS-Racisme (bon, je l'ai grillé plus tard quand je l'ai vu sur la guest list de la reception organisée par Sarko pour son election au côté de Roger Hanin, mais je crois qu'il a eu trop honte pour se pointer). J'y peux rien, camarades si « la culture de gauche » est ce qu'elle est aujourd'hui, et j'y peux rien si une bonne partie de ce qui fait la branchitude française contemporaine vient de là.

 

Le principe simpliste consistant à dire que tout ce qui cloche dans un phénomène est dû à une composante « fasciste » ou « de droite » n'est plus valable. On ne peut pas toujours affirmer que la maladie de la gauche est sa pollution par la droite. La gauche a ses propres tares, l'une d'elle est liée à sa fascination pour la création moderne, l'éducation des masse et le cosmopolitisme qui la pousse vers la branchitude, qui peut être hier a été « positive », mais qui aujourd'hui, tout en restant tournée à gauche, est fondamentalement négative.

L'echec de la "culture de gauche"

Et là je vais dire le truc à pas dire à un gauchiste mais bon rien à foutre en même temps : Le combat culturel les gars, vous l'avez perdu, plus que perdu même. On en est même plus à ramasser les morceaux, on regarde juste les champignons pousser sur le cadavre. On vous a laissé la main, c'est vrai que dans les années soixante et soixante dix « l'esthétique de gauche » pour résumer à gros trait, a fait kiffer un peu tout le monde (la nouvelle vague, le rock, le situationisme, etc.), mais ça pourrit doucement depuis je dirais vingt ans. Là, on se retrouve avec « plus belle la vie » à la télé, Bénabar et compagnie à la radio, Gavalda en librairie, Beigbédé en soirées, les niaiseries de Gondry au ciné et Onfray comme « The philosophe français ». C'est mort.

 

En parallèle, il y a des truc quand même rudement « connoté à droite » qui sont quand même bien au dessus de ces conneries. Houellebecq, les séries ricaine du style Nip/Tuc, les derniers Cronemberg, Ellroy, Ellis, le hard-core ricain, la techno allemande, tout ce qui s'écrit sur le neo-darwinisme, les reconstitution historiques US, etc. Ça vie et on ne peut pas imaginer que ces tendances sont nées dans le cerveau d'un adepte du sitting pour sans-papier.

 

En matière de blog, la pensé « de gauche » peut aller faire dodo, ils en sont aux blogs de libé et aux diatribes sms de skyblog, quand aucun mag branché n'a jamais osé parler de blogs « connoté à droite » comme ILYS ou Cultural Gang Bang, qui sont d'une qualité et d'une constance qui n'en finissent pas de m'épater. On est vraiment à un autre niveau, là. Bien à droite et bien snobé par les branchés, et c'est pas pour rien. Alors qu'on est dans le top qualité. Si les branchés étaient de droite, les gars de ces sites seraient aujourd'hui chef de rubrique chez WAD et consort.

 

Parce que le vrai problème du branché, qui devrait faire relais, c'est qu'il a fait les mauvais choix précisément en raison de son conditionnement politique simpliste. Il veut entrer dans le « monde de la culture » alors il s'est connement formaté à gauche. Mixité, métissage, tolérance droit humain et tout le tralala. Comme dit plus haut, tout ça ne donne pas grand chose de bon une fois appliqué à une forme créative (à moins de kiffer Diam's ou Jamel). Le branché est donc aussi préparé à combattre les valeurs dites « de droite » (je résume à mort, hein) comme l'élitisme, l'esprit identitaire, l'esprit de caste, le droit du plus fort, etc. Manque de bolle, c'est là dedans que « ça se passe » en matière de création actuellement, ce qui explique pourquoi dans un combat Ellroy/Pouy ou Ellis/Beigbedé ou 50cents/Diam's, etc, le propos du premier (sans même parler de sa forme) est systématiquement plus pertinent aujourd'hui que celui du deuxième.

 

L'échec du branché est lié en partie à son positionnement à gauche qui va aussi influer sur les formes esthétiques qu'il promeut. Dans un environnement culturel quasi monopolisé par la gauche, les plus subversifs sont « connotés à droite », voir ont une « tendance fasciste ». Le branché est naturellement intrigué par toutes formes de subversion et veut être le premier à la sortir de l'underground. Ceci explique pourquoi il faut quasiment toujours commencer par faire un minimum de provoc quand on débute une carrière artistico-médiatique. Mais ne pouvant pas légitimer la moindre oeuvre « connoté à droite », même si elle déchire grave, tout un pan de la création lui échappe.

 

Alors on pourra toujours me dire « l' art n'est pas idéologie, ça n'a rien à voir avec la gauche, la droite, etc. ». C' est ce qu'on dit, mais il se trouve que les formes esthétiques naissent d'idées sous-jacentes qui peu ou prou acceptent le classement simpliste opéré par les Jacobins et les Montagnards. Les références culturelles et esthétiques des uns et des autres diffèrent sur bien des points, et on imagine aisément que la bibliothèque, la videothèque et la déco chez un chroniqueur culturel de chez Valeurs Actuelles sera différente que chez son confrère du Nouvel Obs. Le rejet de « la culture de droite » par les branchés peut expliquer leur cécité, leur incapacité à saisir des références qu'ils ne comprennent pas, en tout cas leur refus de les cautionner, pour aboutir à un conformisme abyssale, une prévisibilité de tout instant. Ils n'ont rien vu venir.

Pour en finir

Bref, je suis un peu obligé de faire dans la caricature, tout ça est très discutable, et c'est bien pour ça que le livre de Sagnard est intéressant. Il fait réagir. On en arrive alors à ce paradoxe amusant : Le branché français d'aujourd'hui est devenu obsolète. Qu'il soit bobo, hype, dandy ou bling-bling il est profondément ringard, ayant perdu toute fonction, il fait figure de zombi. Il n'y a pas plus plouc qu'un branché parisien, en somme. Le mec vraiment hype, il fait de la techno à Laval, il blog à Fréjus ou Menton, il squatte un hangar à Brest, il bricole à Bangkok, il résaute de Strasbourg, il spleen au fin fond de la Normandie, pour lui, le Paris-Paris c'est le Macumba-Club où il passe pour s'imprégner de l'ambiance bouzeux et niquer des autochtones.

 

Cordialement.

mercredi, 13 août 2008

The Köln Concert de Keith Jarrett

mardi, 12 août 2008

Les années JD

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lundi, 04 août 2008

Flight of the Conchords - Ladies of the World

dimanche, 03 août 2008

playlist de ce jour

jeudi, 24 juillet 2008

reste sobre, ai confiance en Dieu et baise.

« Les AA, c'était dingue. Et la fin des années 70 complè-èèèè-tement marteau. Il s'agissait de rédemption et de sexe et de Dieu et de grandes retombées sur le cul. C'était mon éducation sentimentale et la route qui me ramenait au monde.(...)

Mon premier contact a été douloureux. Les réunions des AA me gonflaient. Les gens parlaient dans un charabia ambigu. Je restais uniquement pour tenir des mains de femmes pendant le Notre Père.

Les femmes m'attiraient comme des aimants et me faisaient toujours revenir. J'y retournais « un jour à la fois » pour tenir quelque mains. La luxure et ma volonté apostolique m'ont permis de rester sobre. (...)

« Les AA du Westside s'éclataient tout azimuts. En terme démographique, la population était jeune, blanche et en manque perpétuel de sexe. Gnôle et came était out. Le sexe était in. Le commandement du Westside c'était : reste sobre, ai confiance en Dieu et baise.

Les gens s'adonnaient à « la fièvre des bains chauds » après les réunions. Homme et femmes se rencontraient lors des réunions et se mariaient à Las Vegas deux heures plus tard. Les femmes draguaient les hommes sans retenues aucune. Annie « Wild Thing » B.- « la sauvageonne »-montrait ses seins au Deli de Kenny tous les jeudis soirs après la réunion d' Ohio Street.

J'ai baisé. J'ai tiré des coups d'une nuit, de deux nuits, de trois nuits, j'ai fait des tentatives forcenées de monogamie pure et dure. J'ai laissé des camés à l'héroïne en désintox s'installer chez moi pendant que j'allais guincher avec des rencarts à une heure avancée de la nuit à la Fièvre des bains chauds. Je me faisais trois cents dollars la semaine sur les terrains de golf et en dépensais la majeur partie en femmes. Je levais des prostituées camées, je les emmenais aux réunions AA et leur allongeais l'histoire du Dalhia Noir pour leur faire abandonner le racolage par la trouille. C'était une vie de libertinage frénétique souvent joyeuse.

Je vivais la plupart de mes rêves sexuels nourris de came dans une parfaite sobriété.

Le monde de la vrai vie éclipsait mon monde des fantasmes.»

James Ellroy, Ma part d'ombre

Depeche Mode - A Pain That I'm Used To - Goldfrapp Remix

Don't stop the dance-Roxy Music

dimanche, 20 juillet 2008

KLF - America: What Time is Love

samedi, 19 juillet 2008

AC/DC Highway to hell

vendredi, 18 juillet 2008

Kim Wilde - Chequered Love

Premier Gaou

jeudi, 17 juillet 2008

Dare-Gorillaz

vendredi, 27 juin 2008

Variété Française que j'aime

Vu hier cette chanteuse, j'ai beaucoup aimé :

 

Lui aussi j'aime beaucoup :

Cheval Blanc :
podcast


Lui aussi j'aime beaucoup (et qu'on ne me dise plus que je fais de la provoc', je ne suis pas un provocateur, je hais les provocateurs) :

jeudi, 26 juin 2008

Taxes

Je lis dans Le Parisien que l' Etat va taxer le téléphone (mobile) pour financer la télé (sans pub).

Donc, moi qui n'ai pas de télé, je vais payer pour ceux qui ont une télé. Prime à la connerie (avoir la télé de nos jours, franchement, ce n'est pas sérieux)  Puisqu'on est dans le principe de taxer ce qui est dans la catégorie utilitaire (le téléphone) pour financer la catégorie loisir (la télé), je propose ces initiatives là :

Taxer les médicaments pour financer la gay pride

Taxer l'énergie pour financer la fête de la musique

Taxer l'eau pour financer l'industrie viticole

Taxer le livre pour financer le jeu vidéo.

Taxer l'enseignement pour financer le Turf

 

 

 

mardi, 24 juin 2008

Thierry Théolier et les vigiles

Ha putain j'aime pas les vigiles du centre Beaubourg. Ni aucun vigile d'ailleurs. L'autre fois ils m'ont interdit l'entrée de la bibliothèque (après 20 minutes de queue) à cause de mon arme de guerre ultra dangereuse, un Victorinox. "Agent de sécurité", nouveau personnage pire que pire apparu traitreusement dans les années 90, job dédié aux plus loosers des loosers, solution ultime pour caser les millions de méga-beaufs en mal de reconnaissance sociale (reconnaitre quoi au fait ? La couleur de leur jogging ? La qualité de leur tuning ?) qui peuplent les cités dortoires d'île de France. Le secteur connait pas la crise. J'arrête pas de croiser aux zincs de mon quartier des "jeunes" de la trentaine qui se lancent là dedans. Les mecs ont tous ce petit air d'analphabète zélé caractéristique de la profession. Bref.

En face mon poto Théolier qui fait encore un truc 'achement subversif : coller du scotch par terre (le concept, coco). Et les mecs qui au bout d'une minute commencent à stresser. Les mecs sont payés pour que rien ne dépasse, et face à un putain de vigile, t'as toujours un putain de pretexte pour avoir une remontrance, qui entraine cette anomalie cognitive : se demander "que va penser le vigile ?" avant même d'arriver à sa hauteur. Mais on s'en branle bordel de ce qui se passe dans la tête de tels personnages. Complètement. Un putain de sous-fifre, prolo ultime, qui te dit quoi faire... Nan mais on est où, ? Et si des minables comme ceux là peuvent te dicter ton comportement, alors imagine ce que peux te demander le moindre sous-bureucrate de n'importe quelle sous-administration ou le moindre petit chef corporate. Je crois pas au complot, mais crois moi mon frère, c'est pas un hasard l'apparition des vigiles dans la modernité, c'est clairement un nouveau truc  pour nous aider à bien faire les moutons qui font bêêê. Pas de pitié pour les kapos, ceci est un appelle à la désobéissance vigilesque.

Lu sur Gonzaï Vu sur Blackblog (publinformation)

mardi, 10 juin 2008

Broken flowers

jeudi, 05 juin 2008

History of violence


mardi, 03 juin 2008

La nuit du chasseur